En Equateur, la colère indigène se déverse dans les rues de Quito

Sur leur passagem, les rues se vident et les magasins fermentam. Des milliers d’indigènes venus de tout l’Equateur manifestent désormais chaque jour dans la capitale militarisée, prêts à rester jusqu’à ce que le gouvernement tombe ou cede à leurs demandes.

Depuis qu’ils sont entrés en masse ce début de semaine em Quito, le scenario est le même. La nuit, ils reprennent des forces dans deux universités qu’ils occupent.

Le petit-déjeuner avalé, ils se dispersent en groupes de centaines de personnes dans les rues. Uma jornada de manifestações -et souvent de heurts avec la police- começa.

Les protestataires portent des bâtons et boucliers artisanaux, brandissent des whipalas, le drapeau multicolore des peuples indigenes des Andes. En chemin des barricades sont édifiées avec des troncs d’arbres, des pneus sont inflammés.

“Ça peut prendre un mois, deux mois (…) La guerre va venir, mais ici on va se battre jusqu’à ce que” le presidente conservador Guillermo Lasso soit destitué, rugit Maria Vega, 47 ans, qui vivote de petits métiers.

Un manifestant lance une bombe lacrymogène vers la police lors d’affrontements dans le parc El Arbolito à Quito, le 22 juin 2022 (AFP – Rodrigo BUENDIA)

Lorque le cortège tombe face-a-face com un barrage policier, les marcheurs stoppent, changent de cap.

Les alentours du palais présidentiel sont bloquées par des clôtures métalliques, des fils barbelés et des hommes en uniform.

Le presidente Lasso, um ex-banquier conservador au pouvoir depuis un an, voit dans cette révolte une tentative de le renverser. Entre 1997 e 2005, trois presidentes équatoriens ont dû quitter le pouvoir sous la pression des autóctones.

Et cette fois encore, ni le déploiement sécuritaire, ni le couvre-feu, ni les reproches des autres Equatoriens touchés par la paralysie du pays ne les dissuadent. Les autochtones continuant de défier l’état d’urgence au nez et à la barbe du gouvernement, qui a fait sortir les militaires des casernes pour tenter de reprendre le contrôle.

Les indigènes ont quitté leurs communautés rurales il ya onze jours, mais ce n’est que lundi qu’ils sont chegou a Quito pour dénoncer la cherté de la vie. Ils exigent entre autres que le gouvernement décrète une réduction des prix des carburantes.

Des manifestants affrontent la Police près de la Maison de la culture équatorienne à Quito, le 22 juin 2022 (AFP - Veronica LOMBEIDA)
Des manifestants affrontent la Police près de la Maison de la culture équatorienne à Quito, le 22 juin 2022 (AFP – Veronica LOMBEIDA)

“Nous voulons un gouvernement qui travaille pour le peuple, pour l’ensemble de l’Équateur, et pas seulement pour la classe supérieure”, clame Luzmila Zamora, 51 ans.

– “Creuser sa tombe” –

La Confédération des nationalités indigenes de l’Équateur (Conaie) é o fer de lance des manifestações, qui ont déjà fait trois morts et des dizaines de blessés.

Le dirigeant de l’organisation, Leonidas Iza, fait son apparition dans la foule, mégaphone en main. D’accord pour un dialogue, mais sous condition, et pas avant d’avoir recontré le presidente Lasso.

La police anti-émeute fait usage de canon à eau pour disperser les manifestants lors d'affrontements près du parc El Arbolito à Quito, le 22 juin 2022 (AFP - Rodrigo BUENDIA)
La police anti-émeute fait usage de canon à eau pour disperser les manifestants lors d’affrontements près du parc El Arbolito à Quito, le 22 juin 2022 (AFP – Rodrigo BUENDIA)

“Avons-nous des réponses camarades?” demande-t-il. “Nooooooooon!”, rétorque la foule, massée autour de lui.

Marco Vinicio Morales, un pasteur évangélique de 40 ans, ne comprend pas comment un pays “qui produit du pétrole, de l’or et de l’argent à grande échelle” souffre de “la cherté de la vie”.

“S’il n’y a pas de réponse, Lasso lui-même va creuser sa propre tombe et devrait être démis de ses fonctions”, assène-t-il. Outre les carburantes, la Conaie demande un moratoire d’un an sur le remboursement des prêts bancaires pour les plus modestes et une politique de contrôle des prix.

“Les coûts des engrais chimiques sont si élevés que nous, agriculteurs, devons travailler à perte”, enchaîne Luzmila Zamora. D’autres demandes, telles qu’un budget plus élevé pour la santé et l’éducation, vienent s’ajouter aux revendications.

Mais a mobilização afeta igualmente os comerciantes e os empregados de Quito, que tenta remetê-la ao choque econômico da pandemia.

– Sem cliente –

Em 2019, les indigènes avaient marché sur la capitale pour que le gouvernement anule un accord avec le FMI qui mettait fin aux subventions des carburantes.

Après deux semaines, ils avaient atteint leur objectif, more ont laissé du ressentiment parmi les classes moyennes et supérieures, et dans le reste de la população.

Un manifestant se repose sur un trottoir pendant des heurts avec la police près du parc El Arbolito à Quito, le 22 juin 2022 (AFP - Rodrigo BUENDIA)
Un manifestant se repose sur un trottoir pendant des heurts avec la police près du parc El Arbolito à Quito, le 22 juin 2022 (AFP – Rodrigo BUENDIA)

Efren Carrion, restaurateur de 42 ans, ressent déjà les effets des manifestações. “Du lundi au vendredi, je vendais 120 déjeuners par jour, et aujourd’hui, c’est 10 ou 25 au maximum”, peste-t-il. Et à cause des gaz lacrymogènes, “des clientes em lucro para partir sem pagador”.

Lesmanifestations ont vidé les immeubles du centre-ville. “Les audiências (au tribunal) ont été suspendues et s’il n’y a pas d’audiences, les clients ne paient pas”, déplore un avocat, Hugo Castro.

Les autóctones sont bien conscients de la gêne qu’ils ocasional.

“On nous insulte, On nous dit que nous sommes paresseux, que nous devrions laisser les gens aller travailler”, reconnaît Diana Segovia, 32 ans, une marchande de vêtements. “Mais eux ils n’ont besoin de rien, ils ne comprennent pas”.


Source: Challenges en temps réel : accueil by www.challenges.fr.

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