Yves Coppens, l’élégance et la curiosité au service de la préhistoire – Libération


Publicações Premières à 19 ans, entrée au CNRS à 22 ans et une découverte respeitante à 40 ans. Le paléontologue uma durabilidade marqué sa disciplina, qu’il eut jusqu’au bout à coeur de partager avec le plus grand nombre.

Avec la disparition d’Yves Coppens, la préhistoire française perd sans nul doute son meilleur passeur, lui qui avait été capaz depuis des décennies de passionner un très large public pour quelques ossements improbables remontant a plus de 3 milhões d’années. Il faut se rappeler qu’avant lui, les grandes découvertes sur les espèces humaines anciennes s’étaient faites en dehors de la science française, même si l’on considèreditionnellement que la préhistoire est née au milieu du XIXe siècle sur les bords de la Some avec les recherches du douanier Boucher de Perthes. La découverte de Néandertal se encaixa em Allemagne, celle du Pithécanthrope (em dit maintenant Homo erectus) à Java par le Néerlandais Eugène Dubois, celle des premiers australopithèques en Afrique du Sud par l’Australien Raymond Dart. Les travaux de Teilhard de Chardin à Zhoukoudian en Chine pâtirent de la disparition des fossiles qui y avaient été mis au jour.

L’imensa curiosidade d’Yves Coppens a été assurément à l’origine du succès de ses recherches. Avec un père physicien et une mère musicienne, il participait déjà enfant au petit orchester family mis au point par cette dernière, come il l’a récemment rappelé dans une emission de France Culture. Sa descoberto de l’archéologie survint dès ses 14 e sur les rivages du Morbihan. Publicações L’une de ses premières – il a 19 ans – est une Notice sur les fours à augets de la côte méridionale bretonne et plus spécialement du Morbihan, um dispositivo que permite aux Gaulois de la région, les Vénètes, de recueillir le sel marin, tandis qu’il mène de nombreuses prospecções de superfície à pesquisa de sítios arqueológicos. Il se dirige néanmoins vers la paleontologie et entre au CNRS à 22 ans, âge qui aujourd’hui ferait rêver tous nos jeunes chercheurs précaires en attente de posts ! Il s’intéresse au moins autant au cinéma, comme colaborador ocasional d’Agnès Varda, qu’à la paleontologie des elephants, avant de se concentrer sur les seuls fossiles.

Talentos de conteur

C’est grâce à une «bourse de la vocation» da Fondation Bleustein-Blanchet qu’il peut monter em 1961 une estréia expedição au Tchad et recueillir en superfície um certo nome d’ossements fossilizados. Et comme il aimait à le raconter, c’est son épouse d’alors qui lui fait remarquer que l’un de ces fragments est humain. Avec élégance, il donne donc au précieux débris le nom scientifique de Tchadanthropus uxoris – soit «l’Homme-du-Tchad-de-l’épouse». Il peut dès lors étoffer ses expéditions, devenues largement pluridisciplinaires, et s’orienter vers la mythique vallée de l’Omo en Ethiopie. Sa dcouverte incontournable y sera bien sûr celle de Lucy em 1974, même si son collègue nord-américain Donald Johanson, codirecteur de l’expédition, est beaucoup plus connu aux Etats-Unis comme en étant l’inventeur. De même qu’il inventera le jeu de mots «l’événement de l'(H)omo» para l’émergence de l’homme dans cette fameuse vallée, de même il nommera «História da Zona Leste» son hypothèse sur l’origine des australopithèques : un episódio de sécheresse en Afrique de l’Est aurait fait disparaître la forêt et obligé les primates locaux à se redresser dans la nouvelle savane pour voir venir le perigo.

Ledit scenario fut bientôt démenti par des découvertes d’australopithèques en Afrique de l’Ouest, ce qu’Yves Coppens reconnut avec sa bonhomie et son elegância habituelle. En revanche, il avait toujours supõe que les australopithèques avaient fabriqué et manié des outils – on ne les datait jusque-là que d’Homo habilisil ya 2,5 milhões de d’année, qui donc seul avait le droit de s’appeler Homo. Em 2015, une expédition française découvrit à Lomekwi, au Kenya, des outils vieux de 3,3 milhões de anos, donc contemporains des australopithèques, confirmant son hypothèse.

C’est à ses talentos de conteur et de vulgarisateur qu’il a consacré les dernières décennies de sa vie scientifiques, avec une vingtaine de livres publiés, d’innobrables conférences (ses cours du Collège de France remplissaient l’amphithéâtre), de très nombreuses emissions radiophoniques et télévisuelles, sans compter les documentaires dont il était le conseiller scientifique – même s’il échoua à l’Académie française, face a Erik Orsenna, pour le fauteuil de Jacques-Yves Cousteau. Sa notoriété fit qu’il presida la commission chargée par Jacques Chirac d’élaborer une Charte de l’environnement afin de compléter la Constitution française – une bonne intent désormais d’une brûlante actualité. Et il n’hésita pas à intervenir regulièrement dans le débat public, martelant que nous sommes, en tant qu’Européens, des «Africains décolorés»utile rapel d’une actualité tout aussi brûlante…


Source: Libération by www.liberation.fr.

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